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Mis à jour le 21 mai 2026 par Adrien — Likeepic.

EN BREF — le bodyboard en 30 secondes

Le bodyboard, c’est une planche courte en mousse rectangulaire d’environ 1 mètre sur laquelle on s’allonge pour prendre la vague, propulsé par des palmes aux pieds. Sensation de glisse immédiate dès la première session, accessible aux enfants comme aux adultes débutants, mais discipline pro à part entière avec son circuit mondial (APB World Tour), ses champions (Mike Stewart 9× champion du monde, Pierre-Louis Costes champion FR) et ses figures acrobatiques (ARS, invert, backflip). Tu trouves ici tout ce qu’il faut pour passer de zéro à autonome : choisir ta planche, débuter sans te tromper, repérer les bons spots français, et acheter neuf ou d’occasion.

Si tu hésites encore à te lancer ou que tu cherches juste à comprendre de quoi on parle, ce guide te donne la vue d’ensemble. Le bodyboard reste l’entrée la plus rapide dans le monde de la glisse marine : 2 à 3 sessions encadrées suffisent pour attraper tes premières vagues et glisser de bout en bout. Pas besoin de gérer un take-off vertical comme en surf, pas besoin non plus de forcer sur les épaules — on rame avec les palmes, on lit la vague depuis le ras de l’eau, et on accélère par appuis du buste sur la mousse. Ce guide est structuré en 7 sections : chacune résume l’essentiel et te renvoie vers le guide dédié quand tu veux creuser.

Plusieurs bodyboards de types différents posés ensemble sur le sable de la plage

Bodyboard vs surf : la vraie différence

La question revient à chaque débutant qui regarde une session depuis la plage. Surf et bodyboard partagent l’élément (la vague), une partie de l’équipement (la combinaison) et la culture, mais ce sont deux disciplines distinctes dans leur geste, leur engagement et leurs manœuvres.

  • Position : couché (prone) ou à genoux (drop knee) en bodyboard, debout en surf. La courbe d’apprentissage du bodyboard est nettement plus rapide parce que tu ne dois pas gérer le passage à la verticale sur une planche instable.
  • Engagement physique : le surf demande du haut du corps (rame longue, take-off explosif). Le bodyboard sollicite surtout les jambes via les palmes et le dos pour les appuis sur la planche.
  • Vagues praticables : le bodyboard excelle sur les shore breaks courts, creux et puissants — typiquement la côte landaise. Le surf classique préfère les vagues plus longues et déroulantes.
  • Manœuvres : le bodyboard ouvre des figures aériennes (ARS, invert, backflip) impossibles en surf debout. Le surf permet plus de variations sur la face (cutback, off the lip, snap, tube long).
  • Accessibilité : 2-3 jours pour les bases en bodyboard, 10-20 sessions en surf avant un take-off propre. Les enfants peuvent démarrer le bodyboard dès 6-7 ans en mousse.

La Fédération Française de Surf (FFSurf) reconnaît le bodyboard comme discipline distincte et organise chaque année les championnats de France. Tom Morey, inventeur de la planche en mousse en 1971 à Hawaï sous le nom de « Morey Boogie », est à l’origine de la lignée. Sur le terrain, beaucoup de pratiquants alternent les deux disciplines selon les conditions — le bodyboard quand le shore break est trop creux ou court pour ramer en surf, le surf quand la vague déroule longuement.

Choisir sa planche de bodyboard

Le choix de ta première planche conditionne ta progression. Quatre paramètres comptent vraiment : la taille, la mousse du core, le nombre de stringers et la forme de la queue. On résume ici les repères clés, le guide dédié détaille modèle par modèle.

La taille se choisit selon ton gabarit. Pose la planche verticalement à côté de toi : elle doit arriver entre le nombril et le bas de la poitrine. Repères concrets : 39″ pour 38-52 kg (140-160 cm), 40″ pour 50-59 kg (161-170 cm), 41-41,5″ pour 56-77 kg (171-180 cm), 42″ pour 65-81 kg (179-183 cm). Trop courte, tu manques de portance et tu cales au take-off ; trop longue, tu perds en maniabilité et les manœuvres deviennent lourdes.

La mousse du core détermine la rigidité de la planche. Le PE (polyéthylène) est plus souple, plus durable en eau froide et bien adapté aux débutants — c’est aussi le matériau historique du bodyboard. Le PP (polypropylène) est plus rigide, plus rapide, conçu pour l’eau chaude et les pratiquants confirmés qui veulent de la réponse au moindre appui. Les stringers (tiges de renfort interne, de 0 à 3) ajoutent de la rigidité et de la précision dans la conduite. La queue en crescent reste polyvalente, le bat tail accentue la maniabilité au prix d’un peu de tenue.

Côté marques, Pride Bodyboards est la référence française (fabrication sur mesure possible), NMD couvre la gamme premium australienne, Science (Mike Stewart) et VS restent des valeurs sûres haut de gamme. Pour démarrer sans te ruiner, Decathlon propose une gamme sous Tribord/Olaian largement distribuée, et Sniper joue le rapport qualité-prix milieu de gamme.

Tous les détails par taille, core, marque et budget sont dans notre guide dédié choisir son bodyboard — c’est la lecture obligatoire avant achat.

Débuter le bodyboard sans se tromper

Le bodyboard reste la discipline de glisse marine la plus rapide à apprendre. En 2-3 sessions, tu prends tes premières mousses et tu commences à glisser. La progression typique suit un chemin court mais qui demande de la régularité — la fréquence des sessions compte plus que leur durée.

  1. Sessions 1-2 : prise en main du matériel (planche, palmes, leash), apprentissage du ramage palmé, position correcte (centre de gravité au milieu de la planche, coudes au-dessus du nose), premières mousses sans tenter de tourner.
  2. Sessions 3-5 : prise de mousses systématique, contrôle de la direction par inclinaison et appuis, sortie de la zone d’impact en palmant.
  3. Sessions 5-15 : take-off sur vagues vertes (non cassées), trajectoire le long de la vague, premiers drops propres et premiers changements de direction (bottom turn).
  4. Sessions 15-30 : maîtrise du drop knee si tu veux explorer cette position, premières manœuvres aériennes simples (air, spin).
  5. Au-delà : ARS, invert, backflip — figures qui demandent une à deux saisons complètes avant d’être posées proprement.

Côté équipement de démarrage, les palmes sont aussi indispensables que la planche — Churchill, Viper, MS Viper ou DaFin sont les marques de référence. Compte une demi-pointure au-dessus de ta taille de chaussure pour le confort en eau froide. Le leash se fixe au poignet ou au biceps (préférable car plus libre pour ramer), longueur 60-80 cm. La combinaison est la même qu’en surf : 4/3 mm en hiver, 3/2 mm en été selon la température de l’eau.

Pour la progression session par session, les exercices à travailler et le détail sécurité (savoir nager, lire la baïne, règles de priorité), consulte notre guide complet débuter le bodyboard — c’est la suite logique de cette section.

Où pratiquer : les spots adaptés au bodyboard en France

La France propose certains des meilleurs spots de bodyboard d’Europe. La discipline excelle dans les shore breaks puissants et creux qui caractérisent la côte atlantique, et plusieurs étapes du circuit pro mondial se déroulent chez nous chaque année — preuve que le terrain de jeu est de niveau international.

  • Côte landaise (Hossegor, Capbreton, Seignosse) : la mecque européenne. La Gravière à Hossegor est l’un des shore breaks les plus puissants au monde, terrain de jeu de tous les pros internationaux quand la houle rentre en automne.
  • Côte Basque (Anglet, Biarritz) : plages variées et accessibles, idéales pour passer des premières mousses aux vagues vertes. Anglet propose plusieurs zones surveillées en été.
  • Bretagne sud (La Torche, Quiberon) : vagues plus longues, moins violentes, parfaites pour travailler les trajectoires. Eau plus froide qui exige une bonne combinaison.
  • Vendée et Charente (Lacanau Océan, Saint-Gilles) : plages immenses, bons spots pour débutants en été quand la houle est petite et régulière.
  • Réunion et Antilles françaises : pour les voyages, des reefs spectaculaires (Saint-Leu à La Réunion) mais réservés aux pratiquants confirmés.

Notre guide dédié spots de bodyboard en France détaille saison par saison, niveau par niveau, les meilleurs spots à viser et ceux à éviter en débutant — utile avant de planifier un trip.

La culture pro du bodyboard

Le bodyboard a sa propre histoire, ses propres légendes et son propre circuit mondial. Tom Morey invente la planche en mousse en 1971 à Hawaï, sous le nom de « Morey Boogie ». La discipline se professionnalise dans les années 1980-90 et compte aujourd’hui un circuit mondial (APB World Tour) avec ses étapes phares à Pipeline (Hawaï), Itacoatiara (Brésil), et plusieurs stops européens dont les Landes.

Côté légendes, Mike Stewart (Hawaï) reste le GOAT incontesté avec 9 titres de champion du monde et la fondation de Science Bodyboards. Jeff Hubbard (Hawaï) est triple champion du monde et fondateur de Hubboards. Côté français, Pierre-Louis Costes, originaire d’Hossegor, est champion du monde 2013 et fondateur de Pride Bodyboards. Amaury Lavernhe (Réunion) complète le palmarès français avec un titre mondial en 2017.

Les marques structurent la scène autant que les riders. Pride Bodyboards domine en France et en Europe avec la fabrication sur mesure et les signatures Costes. NMD (Nick Mesritz Designs, Australie) reste la référence premium internationale. Science (Mike Stewart), VS (Hawaï) et Manta (Australie) ferment le carré de tête mondial. OGM (Espagne) et Sniper jouent le milieu de gamme accessible, et Decathlon (Tribord/Olaian) couvre l’entrée de gamme grand public.

Acheter neuf ou d’occasion ?

Le marché de l’occasion bodyboard est actif sur les côtes landaise et basque, et c’est souvent la meilleure porte d’entrée pour ta première planche. Compte 50 à 120 € pour une planche d’occasion en bon état (Pride, NMD, Science), contre 200 à 400 € en neuf pour le même niveau de gamme. La planche se conserve très bien si elle a été stockée hors UV et hors chaleur — beaucoup de boards revendues ont moins de 30 sessions au compteur, ce qui est ridicule pour la durée de vie d’un core PE.

Les points à vérifier avant achat : l’état du slick (face inférieure, sans plis ni délamination), l’état du deck (ondulations légères acceptables si le core reste rigide), la rigidité globale (la planche ne doit pas plier comme une lame), la présence des stringers (à confirmer auprès du vendeur) et l’âge de la planche (un core PE perd un peu de réponse après 3-4 saisons intensives).

Notre guide bodyboard d’occasion détaille où chercher (Leboncoin, groupes Facebook spécialisés, surf shops d’occasion), comment négocier et la check-list complète à appliquer avant de payer.

FAQ — Bodyboard

C’est quoi le bodyboard ?

Le bodyboard, c’est une planche courte en mousse sur laquelle on s’allonge et qui offre la sensation de glisse immédiate aux débutants, tout en permettant aux meilleurs de réaliser des manœuvres acrobatiques (ARS, invert, backflip). Sport complet et respectueux de l’environnement, il combine endurance (palmage) et explosivité (take-off, manœuvres aériennes). Inventé par Tom Morey en 1971, il est aujourd’hui pratiqué en circuit pro mondial sous l’égide de l’APB World Tour.

Quelle est la différence entre le surf et le bodyboard ?

Le bodyboard se différencie du surf surtout par la spécificité de son répertoire de manœuvres ; manœuvres souvent spectaculaires et complexes qui revendiquent d’excellentes qualités gymniques. La position (couché vs debout), la planche (mousse courte vs planche rigide longue), l’équipement (palmes obligatoires en bodyboard) et les types de vagues privilégiées (shore breaks creux en bodyboard) achèvent de distinguer les deux. La discipline est au programme des championnats de France annuels organisés par la FFSurf.

Comment pratiquer le bodyboard ?

Tu commences par une planche en mousse adaptée à ton gabarit, des palmes type Churchill ou Viper, un leash de poignet et une combinaison. Première session sur une plage surveillée à marée basse ou mi-marée sur petite vague, idéalement encadré par un moniteur de l’école locale. Tu apprends d’abord à ramer palmé, à te positionner sur la planche, puis à prendre les mousses. En 2-3 sessions, tu attrapes des mousses correctement ; en 5-10 sessions, tu prends tes premières vagues vertes.

Quelle taille de bodyboard pour adulte ?

La taille se choisit en fonction de ton poids et de ta hauteur : 39″ pour 38-52 kg (140-160 cm), 40″ pour 50-59 kg (161-170 cm), 41″ ou 41,5″ pour 56-77 kg (171-180 cm), 42″ pour 65-81 kg (179-183 cm). Pose la planche verticalement à côté de toi : elle doit arriver entre ton nombril et le bas de la poitrine. Trop courte, tu manques de portance au take-off ; trop longue, tu perds en maniabilité dans les manœuvres.

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Likeepic, c'est le magazine français des sports de glisse. Notre équipe de riders et de passionnés couvre l'actualité, le matériel, l'apprentissage et les spots de toutes les disciplines : surf, bodyboard, skimboard, kitesurf, wing foil, windsurf, skate, wakeboard, snowboard et ski. Notre parti pris : des guides écrits depuis le terrain par des pratiquants, pas par des rédacteurs distants. De l'eau à la neige, on teste, on pratique, et on partage ce qui marche vraiment.

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